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LES FORTIFS


2- De quoi s’agit-il ?

Panorama de la station de Petite ceinture de Ménilmontant, 1905

Un paysage composite de cabanes, de roulottes, d’élevages domestiques et de cultures potagères qui ceinture Paris


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Fortifications Boulevard Berthier, Ferdinand Marks, 1902

L’enceinte associe un boulevard militaire, planté, qui fait le tour de Paris et qui deviendra le boulevard des Maréchaux.

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Locomotive 230 G 353 de la SNCF sur la Petite Ceinture de Paris

À l’intérieur, la ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture a une fonction militaire, car il s’agissait de relier entre eux les bastions et de permettre l’unification du système défensif et le mouvement rapide des troupes. Ouverte par tronçon dès 1852, la petite ceinture rempli rapidement sa mission lors de la guerre de 1870 en transportant près de 800 000 hommes de troupes.

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Un taudis dans la Zone, dans les années 1930

Enfin le mur large de 128 à 150 mètres, est accompagné d’une zone non ædificandi (zone sur laquelle il est interdit de construire de façon permanente) d’une profondeur de 450 mètres (le bois de Boulogne y est rasé pendant la guerre de 1870).

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Aspect du Bois de Boulogne dans la zone avoisinant l’enceinte fortifiée du grand lac, Joseph Burn Smeeton, 1871

Elle demeure pour tous les Parisiens “la zone”, où habitent les zoniers, où zonent les zonards…

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Fortifications, Lucien-Gilber Darpy, 1919

… un paysage composite de cabanes, de roulottes, d’élevages domestiques et de cultures potagères qui ceinture Paris.

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Travaux de défense aux fortifications porte Maillot, Charles Maurand, 1870

Cette enceinte aura tout d’abord un impact important sur les Parisiens puisque 25 000 ouvriers seront à l’œuvre sur son chantier.

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Pièces d’artillerie et fortifications, Anonyme, 1870

Elle sera mise à l’épreuve pendant la guerre de 1870 et sera ridiculisée par l’artillerie allemande, car celle-ci, tout en restant hors de portée des forts détachés (voir Chapitre 3 - La Commune) arrive tout de même à bombarder Paris au dessus de ces deux systèmes (comme ci-dessous à la porte Maillot).

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La porte Maillot en 1871
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Soldats prussiens aux portes de Paris, vers 1870

En revanche, les fortifications ont fonctionné dans un premier temps lorsque les Français s’y retranchent en 1870.

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Le bastion 40 à la porte de Saint-Ouen, armé de la Joséphine, peinture de Guiaud et Decaen

Avec la capitulation de Sedan, les armées prussiennes et leurs alliés déferlent sur le nord de la France et vont mettre le siège devant Paris.

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Batterie dirigée sur Paris pendant l’insurrection au Fort d’Aubervilliers

Dans un second temps en 1871 (négociant avec les Prussiens, Thiers monte de toutes pièces une nouvelle force qui doit bientôt entrer dans Paris), lorsque la Commune s’y retranche 70 jours face aux Versaillais, avant l’assaut final en mai 1871 par la poterne du Point du Jour (ici par Paul-Louis-Joseph Roux - 1871).

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Carte des fortifications de Thiers, du mur des Fermiers Généraux et des forts détachés, 1841

Le système d’ouvrages détachés constituant la première ligne de défense à quelques kilomètres de Paris, en complément de l’enceinte entourant Paris est constitué de :

  1. Fort Couronne de la Briche, Fort de la Double-Couronne et Fort de l’Est à Saint-Denis ;
  2. Fort d’Aubervilliers à Aubervilliers ;
  3. Fort de Romainville aux Lilas ;
  4. Fort de Noisy à Romainville ;
  5. Fort de Rosny à Rosny-sous-Bois (extérieur) ;
  6. Fort de Nogent à Fontenay-sous-Bois ;
  7. Fort neuf de Vincennes à Paris ;
  8. Fort de Charenton à Maisons-Alfort ;
  9. Fort d’Ivry à Ivry-sur-Seine (caserne d’artillerie) ;
  10. Fort de Bicêtre au Kremlin-Bicêtre ;
  11. Fort de Montrouge à Arcueil ;
  12. Fort de Vanves à Malakoff ;
  13. Fort d’Issy à Issy (après le bombardement Prussien) ;
  14. Forteresse du Mont-Valérien à Suresnes.